Lexique

Ceci est un petit lexique destiné aux acteurs du développement et de la solidarité internationale. Vous y trouverez les définitions des principaux concepts ainsi que leurs sources. N'hésitez pas à nous faire vos propres suggestions.

Commerce Equitable (Le) :

" Le commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d'équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleurs conditions commerciales aux producteurs marginalisés, spécialement dans le Sud, et en sécurisant leurs droits. "

Les principes du commerce équitable sont : 
- Des relations directes entre producteurs et consommateurs, en limitant le plus possible d'intermédiaires,
- La définition d'un juste prix permettant au producteur et à sa famille de vivre dignement, auquel s'ajoute dans de nombreux cas, une prise de développement
- La plus grande transparence possible sur la formation du prix des produits (la part revenant à chacun des opérateurs)
- Dans le cas où des producteurs sont des salariés, le respect des conditions de travail correspondant au minimum aux normes internationales du Bureau Internationale du travail ou du pays si celles -ci dont supérieures à celles là (salaire minimum, droit d'association, interdiction du travail forcé)
- La possibilité pour les producteurs d'obtenir un préfinancement si ceux-ci le demandent
- La mise en place de relations et de contrats à long terme, basés sur le respect mutuel et des valeurs éthiques. Ces relations visent, non seulement un prix juste, mais aussi un développement durable des groupes de producteurs ou salariés.
- Les organisations de commerce équitable ont établi dans certains cas des critères de progrès assurant une progression des groupes de producteurs ou de salariés au-delà de ces conditions minimales.
(Extrait du " Sommet Mondial du Développement Durable " Johannesbourg 2002 - document publié par le Ministère de l'écologie et du développement durable - livre blanc des acteurs français du développement durable).

Contrat Etat / Région (Le) :

Issus de la régionalisation de la planification et de la montée en puissance des pratiques contractuelles, les CER ont été créés par la loi du 29 juillet 1982 pour accompagner la décentralisation et la déconcentration de l'action publique. L'Etat, représenté par le préfet de région, et le président du conseil régional s'accordent sur un programme pour 7 ans (5 ans précédemment) d'actions en matière d'aménagement et de développement du territoire régional. Les CER constituent un outil privilégié de mise en oeuvre des orientations arrètées par les schémas de services collectifs.
(Extrait du Lexique de la DATAR 6 Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Action Régionale).

Commission Nationale de la Coopération Décentralisée (La) :

2600 collectivités territoriales françaises sont aujourd'hui engagées dans 5200 actions de coopération décentralisée, se répartissant sur les cinq continents. Ces actions concernent les autorités locales de 120 pays étrangers.
Présidée par le Premier Ministre, la commission nationale de la coopération décentralisée, formée de 64 membres, est chargée de tenir à jour un état des lieux de cette forme de coopération. Le secrétariat de cette commission est assuré par le Délégué pour l'action extérieure des collectivités locales.
(Extrait du répertoire 2004 des acteurs de la solidarité internationale édité par le MAE et RITIMO).

Coopération décentralisée :

Titre IV
Art. 131. - I. Les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent conclure des conventions avec des collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans les limites de leurs compétences et dans le respect des engagements internationaux de la France.
(Extrait de la loi d'orientation n°92-125 du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République - J.O. du 08février 1992).

Développement Durable (Le) :

Le terme voit le jour d'abord sous sa forme angliciste " Sustainable development " inscrit dans le rapport de Madame Bundtland, (à l'époque 1er Ministre de Norvège), " Notre avenir à tous " publié en 1987. Elle définit ce concept par " développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ".

Depuis lors, quelques questions fondamentales sont abordées, telles que :
- Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l'équilibre naturel de la planète
- Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés 
- comment donner un minimum de richesses à ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants encore démunis à l'heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles 
- comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants 

Pour y parvenir, les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont souvent ignorés : l'économie, l'écologie et le social. A long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.
(définition remise en forme à partir du texte existant sur le site du Ministère de l'écologie et du Développement durable)

Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement (La) :

Sans instrument d'influence sur les décideurs et les opinions, notre diplomatie serait condamnée à l'incantation. Sans outil de solidarité, le développement durable de la planète n'est pas possible. C'est pourquoi depuis 1999, la Direction générale de la Coopération internationale et du Développement (DGCID) réunit, au sein du ministère français des Affaires étrangères, ces deux instruments de la coopération et les met au service de la diplomatie française, pour contribuer à relever les défis du monde contemporain que sont, le développement durable, la diversité culturelle et l'accès aux savoirs.
(Texte disponible sur le site du Ministère des Affaires Etrangères).

Education au Développement (L') :

La décennie 1990 est confrontée aux bouleversements du monde issus de la chute du mur de Berlin " sous-développement" au Sud se conjugue avec " mal développement " au Nord (exclusion, chômage). L'éducation au développement est un processus qui vise à : 
- aider les individus à comprendre les liens entre leur propre vie et celle d'autres gens dans différentes parties du monde,
- accroître la compréhension des forces économiques, politiques et sociales, et de l'environnement qui façonne nos vies,
- acquérir les compétences, les comportements, les valeurs qui aident les individus à travailler ensemble pour amener les changements et avoir un contrôle sur leur propre vie 
- arriver à un monde plus juste où pouvoir et ressources sont équitablement partagés par tous 

La notion d'éducation au développement recouvre un projet plus large que la simple information sur les réalités des pays du Sud ; elle revèt des enjeux beaucoup plus vastes, qui touchent à l'apprentissage de la citoyenneté.
Elle s'adresse à un public large : adultes, jeunes, enfants
Elle ambitionne de renforcer les capacités de compréhension et d'analyse de l'opinion publique des pays du Nord mais également du Sud, par rapport aux questions de l'interdépendance mondiale des mécanismes du développement.

Elle agit aussi sur les mentalités, les attitudes, les comportements individuels et collectifs pour inciter au respect, à la curiosité vis-à-vis des autres cultures et à l'action solidaire.
Elle s'appuie sur des principes de réciprocité dans l'échange.
Elle encourage, enfin, un retour critique sur les modèles de développement de nos sociétés et à une redécouverte de notre environnement proche par le détour lointain.
(Extraits du Guide pour l'Action - Pour une citoyenneté ouverte sur le monde CEFODE 2000)

FSP - Fonds de Solidarité Prioritaire (Le) :

La Zone de solidarité prioritaire (ZSP) a été définie par le Gouvernement français en février 1998 comme celle où l'aide publique, engagée de manière sélective et concentrée peut produire un effet significatif et contribuer à un développement harmonieux des institutions, de la société et de l'économie. Elle se compose de pays parmi les moins développés en termes de revenus, n'ayant pas accès au marché des capitaux et avec lesquels la France entend nouer une relation forte de partenariat dans une perspective de solidarité et de développement durable qui répond à plusieurs objectifs : 
- La consolidation de l'état de droit et l'enracinement de la démocratie.
- Le soutien à une croissance durable fondée sur des économies équilibrées, plus diversifiées et moins vulnérables.
- La couverture des besoins sociaux essentiels.
- La gestion rationnelle du territoire et des ressources et la protection de l'environnement.
- La promotion du développement participatif et culturel.
- La stabilité et l'intégration régionale. 

La Zone de solidarité prioritaire (ZSP) dont les contours peuvent évoluer sur décision du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) a été déterminée lors de la demi ère réunion de cette instance le 14 février 2002. Elle regroupe désormais les pays suivants : 
1.Proche Orient : Liban, Territoires autonomes palestiniens, Yemen.
2.Afrique du Nord : Algérie, Maroc, Tunisie. 
3.Afrique sub-saharienne et Océan indien : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Ghana, Gambie, Guinée, Guinée-Bissao, Guinée-Equatoriale, Kénya, Libéria, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, R.D.du Congo, Rwanda, Sao-Tomé et Principe, Sénégal, Sierra Léone, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Zimbabwe.
4.Péninsule indochinoise : Cambodge, Laos, Vietnam. 
5.Caraïbes : Cuba, Haïti, République Dominicaine.
6.Amérique latine : Surinam. 
7.Pacifique : Vanuatu. 
(texte disponible sur le site du MAE)

HCCI - Haut Conseil de la Coopération Internationale (Le) :

Le Haut Conseil de la coopération internationale a été créé le 10 février 1999 pour favoriser une concertation régulière entre les différents acteurs de la coopération et de la solidarité internationale et pour sensibiliser l'opinion publique aux enjeux de cette coopération. Cette création est intervenue dans le cadre de la réforme du dispositif français de coopération.
Instance consultative placée auprès du Premier ministre, ses attributions et sa composition ont été modifiées par le décret du 14 novembre 2002 à l'issue de son premier mandat, avec notamment un accroissement de la représentation des collectivités locales. Il émet des avis et, sur la base d'un programme de travail triennal arrèté par le Premier ministre, formule des recommandations.
(extrait de la présentation du Site du HCCI

Ligérien, ligérienne :

Adj. et n. (du lat. Liger, Loire). Du département de la Loire - adj. De la Loire, de son bassin.
(Le Petit Larousse Illustré - 2004)